Annexes du Prospectus KIPAY

La faisabilité technique comprend :

·      Accessibilité au site et Camp de vie

·      La topographie

·      L’hydrologie

·      La géophysique

·      Les caractéristiques de l’aménagement

·      La géotechnique

·      Contrats de vente d’électricité (PPA)

·      La ligne de transport (Transmission)[1]

a. Accessibilité au site et Camp de vie

Accessibilité

L’accès à un site hydroélectrique est la première étape et toutes les autres en dépendent étant donné que la faisabilité technique est un travail de terrain.

Pour histoire, en 2015 la reconnaissance du site hydroélectrique Sombwe était faite par hélicoptère car inaccessible par route.

Ayant reconnu le site, en décembre 2015, KIPAY a tracé une voie d’accès de 50 km. Cette voie a rendu le site Sombwe accessible par véhicule, et aussi l’acheminement des engins de chantier relatifs aux travaux de faisabilité technique.

Camp de vie

Comme la localité (Kalera Secteur) la plus proche du site se trouve à environ 50 km, pour gagner en temps ainsi qu’en efficacité (économie et rendement), KIPAY a établi un camp de vie depuis le 23 Septembre 2016 composé essentiellement :

·      des Agents KIPAY ;

·      des journaliers (en général autochtones) ;

·      des contractants de KIPAY (RUBACO, Ingérop, Knight Piésold…)

Comme la faisabilité technique est achevée, actuellement, le camp est gardé par l’équipe KIPAY composé des autochtones du village KALERA.

Le camp est desservi en eau (pompe immergée)  et électricité (groupe électrogène de 3 kVA).

VUE D’ENSEMBLE DU SITE SOMBWE

 

[1] Cette partie fera l’objet d’une étude à part qui ne concerne pas la concession de production.

 

 

 

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b. Topographie

Après plusieurs reconnaissances du site hydroélectrique Sombwe soutenues par la cartographie d’élaboration propre et celle du musée de Tervuren 1952, et pour une bonne topographie du site, KIPAY a recourue à la cartographie LIDAR couvrant une superficie d’environ 209 km2 (de Sombwe à Kiubo : 45 km à vol d’oiseau) avec comme résultats :

·      Point LIDAR X,Y,Z ;

·      Imagerie très résolution (10 cm) ;

·      Fichiers CAD

 

c. Hydrologie Sombwe

Etant donné que l’étude hydrologique doit être basée sur les quantités réelles d'eau disponibles chronologiquement (débits instantanés en général journaliers) et des conditions hydrologiques particulières, à savoir:

  • Pluviométrie
  • Évaporation
  • Sédimentation
  • crues
  • Etiage
  • etc.

Pour le site hydroélectrique de Sombwe, étant donné qu’il existe en amont (à environ 160 km à vol d’oiseau) les centrales de Mwadingusha et Koni ; les études hydrologiques se sont basées sur l’historique des données hydrométriques desdites centrales (appartenant au bassin versant de la Lufira) avec implémentation des apports moyennant quelques mesures des débits faites à la section Kiubo-Sombwe ainsi que les données pluviométriques satellitaires couvrant la période de 100 ans (1915 à 2014) de la zone d’études. Il en ressort que :

·      Le débit moyen : 105.7 m3/s

·      Capacité totale d’approvisionnement (Capacité du réservoir) : 320 Mm3

·      Moyenne annuelle d’écoulement: 3 332 Mm3

·      Evaluation de sécurité d’inondation: 6 391 Mm3

·      Perte d’approvisionnement due à la sédimentation après 50 ans : Mois de 5%

·      Surface total du réservoir: 20 km2

NB : Les études hydrologiques sont achevées  et un travail de révision est en cours.

A propos, depuis 12 septembre 2017, une échelle limnimétrique de 5 m est installée au site Sombwe pour les lectures des hauteurs d’eau et un opérateur formé fait les lectures quotidiennes. Mais le 07 Avril 2018, il y a eu une crue décennale (d’après l’enquête régionale) qui a englouti l’échelle jusqu’à 14 Mai 2018 ; après quoi, on a repris les lectures mais avec déformation de l’échelle et arrachage de la deuxième mire d’un mètre qui est actuellement remplacée (voir, photos avant et après l’inondation), toutes les lectures faites après l’inondation jusqu’au 20 Juillet 2018, sont corrigées par le cosinus de l’angle de déformation. Pendant l’inondation, l’équipe basée à Sombwe a marqué le niveau d’eau sur l’arbre à la berge gauche de la Lufira et après l’inondation, par rapport à la marque, on a mesuré la hauteur de 7.59 m, cette hauteur correspond à un débit de 1 003 m3/s mesuré à Kiubo par l’ADCP.

Aussi, depuis le 04 Décembre 2018, une station climatologique automatique est installée à l’espace du garage Congo Safari (Kiubo Lodge). Elle mesure principalement les valeurs des grandeurs suivantes :

·      Pluviométrie,

·      Ensoleillement,

·      Vitesse du vent,

·      Températures (intérieure et extérieure),

·      Pression atmosphérique,

·      Eclairement.

 

 

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A la même date une échelle limnimétrique de 2 m est installée à Kiubo pour les lectures des hauteurs d’eau et un opérateur formé fait les lectures biquotidiennes.

A l’issue de ces travaux, les courbes des débits classés journaliers ; les débits caractéristiques (nominal, maximal, minimal) seront générées. Ci-dessous la courbe provisoire Hauteurs-débits sur base des lectures des niveaux d’eau à Sombwe et les mesures des débits faites.

 

 

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Ci-dessous, les photos illustrant les échelles limnimétriques de Sombwe (Station Hydrométrique de Sombwe)

 

 

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Comme on peut remarquer sur les photos, avant l’inondation, il y avait une échelle de 5 m. Après l’inondation, on a l’échelle de 5 m réhabilitée et la nouvelle échelle de 2 m à la suite de l’ancienne, ce qui fait un total de 7 m. La nouvelle échelle sera utilisée pour les lectures de hautes et très hautes eaux.

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d. Géophysique

Généralement, pour dimensionner des fondations ou assurer la stabilité des ouvrages, il est indispensable de connaître la structure et la nature du sol et du sous-sol. Les données recueillies alimentent les études techniques, lesquelles déterminent les caractéristiques des ouvrages en fonction des capacités mécaniques du sol et du sous-sol et des contraintes des ouvrages.

À un stade plus avancé de la reconnaissance, la géophysique sert à valoriser les forages au moyen des diagraphies et des techniques géophysiques de forage.

Pour le cas du site Sombwe, deux procédés géophysiques ont été au rendez-vous :

·      Magnétométrie (Etude géophysique préliminaire),

·      Tomographie électrique (Etude géophysique finale).

 

d. Caractéristiques de l’aménagement hydroélectrique de Sombwe

En rapport avec l’option retenue, le tableau ci-dessous fournit l’essentiel des caractéristiques de l’aménagement :

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e. Géotechnique

Lors d’un projet d’aménagement, tout constructeur doit (de manière à assurer la pérennité des futurs ouvrages) prendre en compte la nature des formations constituant le sous-sol du site où il est prévu de réaliser cet aménagement. Cette prise en compte permet d’adapter le projet au site envisagé, de définir le système de fondation de l’ouvrage avec le meilleur rapport sécurité/coût et de se garantir contre les effets de la réalisation des travaux sur les constructions voisines.

Pour le site hydroélectrique Sombwe, la géotechnique est finalisée et les carottes extraites sont envoyées en Afrique du Sud pour les analyses de laboratoire dont les premiers résultats montrent la prédominance de la roche dure (quarzite).

f. Ligne électrique (Transmission)

Cette partie n’est pas liée à la faisabilité technique de production au sens de la Loi portant libéralisation du secteur de l’électricité qui scinde la concession en trois parties, à savoir :

·      La concession de production,

·      La concession de transport, et

·      La concession de distribution.

Kipay à ce jour, il a achevée complètement la concession de production et a commencé le processus pour la concession de transport.

Etant donné que les différentes concessions sont liées entre elles, la faisabilité de production a également abordé les différentes possibilités d’évacuation de l’énergie qui sera produite à la centrale Sombwe dont les nœuds (postes) d’interconnexion sont FUNGURUME et PANDA distants de Sombwe  respectivement de 160 à 200 km à vol d’oiseau (distance la plus courte).

 

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La visite des postes de FUNGURUME et TENKE faite du 24 au 27 juin 2018 a révélé le poste de FUNGURUME comme la meilleure option d’interconnexion de la ligne Sombwe pour les raisons évidentes ci-après :

·      Poste 220 kV adapté au niveau de tension de la ligne Sombwe ;

·      Distance la plus courte par rapport aux autres points d’interconnexion ;

·      Bonne emplacement géographique (quasiment pas de servitudes) ; et

·      Disponibilité d’espace d’insertion de la travée pour Sombwe.

·      Etc.

Il sied de signaler que la sous-station de FUNGURUME appartient à la SNEL et toute utilisation ou modification ne peut être effectuée qu'avec l'approbation de la SNEL. A cet effet, après la visite des postes, Kipay et sur la procédure de conclure un protocole d’accord avec la SNEL.

Dans le poste de FUNGURUME on trouve une section 220kV composée de 2 jeux de barres, l'une étant la sauvegarde de l'autre. Une nouvelle travée de 220 kV devra être installée pour recevoir la nouvelle ligne électrique de SOMBWE (Voir rapport de visite).

Le poste existant a été prolongé plusieurs fois au cours des dernières années, par différentes entités. Le croisement des lignes existantes par la nouvelle ligne de SOMBWE est probable (voir la figure ci-dessous).

Schéma unifilaire simplifié du poste de Sombwe et ligne aboutissant au poste de

 

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Defi du Manque d' electricité Boursorama Magazine

Méga-barrage Inga 3 en projet depuis des années ou centrales plus modestes et plus proches des usines du Katanga: la République démocratique du Congo cherche par tous les moyens à surmonter son déficit énergétique qui pénalise son industrie minière et l'empêche de vendre son cobalt au prix fort.

Pour 80 millions de Congolais, le manque d'électricité se traduit par des logements sans lumière ou des coupures fréquentes, même pour la minorité qui a les moyens de se raccorder au réseau de la Société nationale d'électricité (Snel, public).

Pour les entreprises étrangères du secteur (Glencore, des société chinoises, indiennes, sud-africaines...), réunies jusqu'à vendredi pour la "Semaine minière" de Lubumbashi (sud-est), le manque d'électricité empêche la transformation sur place des minerais bruts extraits en RDC, et donc la création de "valeur ajoutée" et d'emplois dont le pays et l'Afrique ont tant besoin.

Autre conséquence: la RDC, qui fournit les deux tiers de la demande mondiale de cobalt, n'exporte son précieux minerai que sous la forme de concentré (produits non finis) à 60%-70% du prix du marché. Un gros manque à gagner quand le cobalt flambe à la Bourse des métaux de Londres, dopé par la demande des fabricants de voitures électriques.

Ce déficit d'électricité frappe un pays qui dispose pourtant d'immenses ressources hydro-électriques avec son fleuve Congo parmi les plus puissants du monde: "Le potentiel de la RDC est estimé à 100.000 MW/an et le pays ne produit que 3.000 MW/an", a souligné le ministère provincial des Mines du Haut-Katanga en ouverture de la "Semaine minière" de Lubumbashi.

A ce stade du constat - maintes fois ressassé - du pays potentiellement riche qui croupit dans la pauvreté, les conférenciers sont évidemment revenus sur le projet de méga-barrage Inga 3.

Depuis des décennies, Inga 3 doit théoriquement prendre le relais des barrages Inga 1 (1972) et Inga 2 (1982) installés sur les rapides du fleuve Congo dans la province du Kongo-central, vers l'océan Atlantique, loin des usines du Katanga, province dont les velléités d'indépendance ont fait peur à Kinshasa dans les années 1960-70.

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Congo Miners Demand Power Reforms as Copper Output Declines

February 10, 2016 — 1:54 AM ESTUpdated on February 10, 2016 — 4:09 AM EST

  • Copper production fell 3% last year on power outages, prices

  • Electricity shortage grew to 950 megawatts from 542 megawatts

The Chamber of Mines in the Democratic Republic of Congo called for radical reforms in the country’s power industry after disrupted electricity supplies and lower copper prices reduced output in Africa’s biggest producer of the metal.

Copper production dropped 3 percent to 995,805 metric tons in 2015, the first time annual output dropped since 2009, the Chamber of Mines at the Federation des Entreprises du Congo said in an annual report distributed Wednesday in Cape Town. Output in the fourth quarter slumped 12 percent from the previous year, it said.

"Inadequate and highly non-transparent management by state-owned electricity supply company SNEL is the single biggest factor inhibiting the development of the mining industry" the chamber said. The shortage of electricity in Congo grew to 950 megawatts in 2015 from 542 megawatts a year earlier, Eric Monga, the head of the Katangan branch of Congo’s Chamber of Commerce, said at a conference in Cape Town on Wednesday.

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Bloomberg Business Feature


December 9, 2015 — 12:00 AM EST

A Congolese businessman plans to develop a hydropower project in southeastern Democratic Republic of Congo to supply electricity to the region’s mines. By doing so he would establish a new model for electricity projects in the country.

Africa’s biggest copper producer is almost the size of Western Europe, though it only has installed power-generating capacity of 2,442 megawatts -- about the same as Panama’s. Only half that capacity is functioning.

Eric Monga, regional head of the Federation des Entreprises du Congo, a business lobby group known as the FEC, signed a memorandum of understanding with the Congolese government in September for the development of two sites in Haut-Katanga province. Most of the 1 million metric tons of copper the country produces comes from the southeastern region, which was previously known as Katanga.

“Power is the solution for Katanga and for the rest of the Congo,” Monga said. “More Congolese should be investing in it.

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