LA PRESENTATION DE KIPAY A INDABA

L’énergie électrique donne aux sociétés industrialisées leur force d’impulsion. Lorsque l’électricité est disponible continuellement et dans les quantités requises, plusieurs  biens peuvent être produits et transportés, ainsi que la satisfaction des  besoins humains fondamentaux. Neuf pourcents seulement de la population ont accès à l’électricité en République Démocratique du Congo (RDC) et l’électricité reste un des facteurs majeurs et irréversibles du développement économique, culturel et technologique d’un pays voir d’un continent.

Pour rappel, le taux de déserte en énergie électrique  est  faible dans plusieurs coins de la RDC. Une loi (Loi N°14/011 du 17 Juin 2014 relative au secteur de l’électricité) en la matière était promulguée afin de libéraliser le secteur  et d’attirer les investisseurs pour faire du pays une puissance énergétique.

Initiateur d’un ambitieux projet électrique privé dans son pays afin de contribuer à la solution énergétique dans son grand Katanga natal minier, Eric Monga Mumba a présenté Kipay Investments, qui veut construire deux centrales hydroélectriques, au milieu minier et celui des affaires à Mining Indaba 2016 à Cape-Town. Une première par un africain avec ses associés.

Données vérifiables et statistiques à l’appui, monsieur Monga a rappelé que la République Démocratique du Congo a une population estimée à 70 Millions d’habitants avec un taux de croissance d’environ 3%.

Son exposé a révélé la situation énergétique suivante : la valeur de puissance installée est de 2671 Mégawatt (MW) ; la puissance disponible est évaluée à 1690MW ;  la puissance demandée est de 4191MW ; le déficit de puissance (un gap à combler) est de 2501MW.

Entre 2012 et 2014, l’évolution de l’offre (puissance disponible) est la suivante, selon les données récoltées par Kipay Investments auprès de la Société Nationale d’Electricité (SNEL) : la puissance installée a été stable et de 2412.54Mw annuellement  alors  que la puissance disponible en MW a varié en 2012 à 1264.79MW, en 2013 elle était  évaluée à 1485.53MW et disponible a légèrement baissée de 1313.18MW en 2014.

Au grand Katanga, région à vocation minière, une forte demande en énergie électrique provient essentiellement des entreprises minières en plus de la consommation domestique. Près de la moitié  de production électrique est à l’arrêt et les réseaux de transport et de distribution accusent une vétusté, rendant ainsi la desserte de l’électricité discontinue (délestages ou coupures intempestives).

En 2011, le Katanga avait une puissance disponible de 535Mw face à une demande des miners de 629Mw, accusant un déficit de 94Mw. En 2012 l’écart en déficit s est enfoncé jusqu’à 211Mw parce que la puissance demandée par les miniers était de 739Mw contre seulement 528Mw disponibles.

L’année 2013 a connu une croissance en ce qui concerne la disponibilité de 573 suivis contre une demande de 907 Mw par l’industrie minière, enregistrant un déficit de 334 Mw. En 2014, les demandeurs d’énergie électrique au Katanga ont souffert à cause  du  déficit qui a atteint la hauteur de 542 Mw face à une puissance disponible évaluée à 725 pendant que la demande des miniers atteignait  1267 Mw.

Par contre, malgré les déficits en énergie électrique enregistrés  de 2011 à 2015, la production du cuivre en tonnes n’a fait qu’augmenter grâce à l’usage du carburant et de l’électricité importée de la Zambie. L’année 2011 a enregistré une production de 500.000 tonnes de cuivres, 625 000 tonnes de cuivre ont été produites en 2012 ; 900.000 tonnes de cuivre ont été produites en 2013, 1.050.000 tonnes de cuivre produites en 2014 et enfin 982.000 tonnes  de cuivre  en 2015.

Dans cet environnement déficitaire en énergie électrique que connaît le pays, et particulièrement l’industrie minière de cuivre et cobalt de plus en plus demanderesse, le projet de Kipay Investments vient à la rescousse du fait que sur le site hydroélectrique de Kawa offre un débit nominal de l’aménagement de 36,26m³ par seconde à une chute brute de 80 mètres et le potentiel hydroélectrique exploitable demeure 29Mw ; et celui de Sombwe présente un débit nominal de l’aménagement de 85m³  par seconde sur une chute brute 120 mètres et une potentialité hydroélectrique exploitable jusqu’à 95 Mw. Il y a plusieurs autres sites exploitables autour de Kawa.

Il revient est tout de même à noter que le transport de l’énergie produite à Kawa pourra transiter par le poste (électrique) de Fungurume et celle de Sombwe par celui de Likasi.

Defi Du Manque D'electricité

MÉGA-BARRAGE INGA 3 EN PROJET DEPUIS DES ANNÉES OU CENTRALES PLUS MODESTES ET PLUS PROCHES DES USINES DU KATANGA: LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO CHERCHE PAR TOUS LES MOYENS À SURMONTER SON DÉFICIT ÉNERGÉTIQUE QUI PÉNALISE SON INDUSTRIE MINIÈRE ET L'EMPÊCHE DE VENDRE SON COBALT AU PRIX FORT.

Pour 80 millions de Congolais, le manque d'électricité se traduit par des logements sans lumière ou des coupures fréquentes, même pour la minorité qui a les moyens de se raccorder au réseau de la Société nationale d'électricité (Snel, public).

Pour les entreprises étrangères du secteur (Glencore, des société chinoises, indiennes, sud-africaines...), réunies jusqu'à vendredi pour la "Semaine minière" de Lubumbashi (sud-est), le manque d'électricité empêche la transformation sur place des minerais bruts extraits en RDC, et donc la création de "valeur ajoutée" et d'emplois dont le pays et l'Afrique ont tant besoin.

Autre conséquence: la RDC, qui fournit les deux tiers de la demande mondiale de cobalt, n'exporte son précieux minerai que sous la forme de concentré (produits non finis) à 60%-70% du prix du marché. Un gros manque à gagner quand le cobalt flambe à la Bourse des métaux de Londres, dopé par la demande des fabricants de voitures électriques.

Ce déficit d'électricité frappe un pays qui dispose pourtant d'immenses ressources hydro-électriques avec son fleuve Congo parmi les plus puissants du monde: "Le potentiel de la RDC est estimé à 100.000 MW/an et le pays ne produit que 3.000 MW/an", a souligné le ministère provincial des Mines du Haut-Katanga en ouverture de la "Semaine minière" de Lubumbashi.

A ce stade du constat - maintes fois ressassé - du pays potentiellement riche qui croupit dans la pauvreté, les conférenciers sont évidemment revenus sur le projet de méga-barrage Inga 3.

Depuis des décennies, Inga 3 doit théoriquement prendre le relais des barrages Inga 1 (1972) et Inga 2 (1982) installés sur les rapides du fleuve Congo dans la province du Kongo-central, vers l'océan Atlantique, loin des usines du Katanga, province dont les velléités d'indépendance ont fait peur à Kinshasa dans les années 1960-70.

 

Poursuivre la lecture ici

LE SECTEUR MINIER AU DEFI DU MANQUE D' ELECTRICITE

Méga-barrage Inga 3 en projet depuis des années ou centrales plus modestes et plus proches des usines du Katanga: la République démocratique du Congo cherche par tous les moyens à surmonter son déficit énergétique qui pénalise son industrie minière et l’empêche de vendre son cobalt au prix fort.

Pour 80 millions de Congolais, le manque d’électricité se traduit par des logements sans lumière ou des coupures fréquentes, même pour la minorité qui a les moyens de se raccorder au réseau de la Société nationale d’électricité (Snel, public).

Pour les entreprises étrangères du secteur (Glencore, des société chinoises, indiennes, sud-africaines…), réunies jusqu’à vendredi pour la « Semaine minière » de Lubumbashi (sud-est), le manque d’électricité empêche la transformation sur place des minerais bruts extraits en RDC, et donc la création de « valeur ajoutée » et d’emplois dont le pays et l’Afrique ont tant besoin.

Autre conséquence: la RDC, qui fournit les deux tiers de la demande mondiale de cobalt, n’exporte son précieux minerai que sous la forme de concentré (produits non finis) à 60%-70% du prix du marché. Un gros manque à gagner quand le cobalt flambe à la Bourse des métaux de Londres, dopé par la demande des fabricants de voitures électriques.

Ce déficit d’électricité frappe un pays qui dispose pourtant d’immenses ressources hydro-électriques avec son fleuve Congo parmi les plus puissants du monde: « Le potentiel de la RDC est estimé à 100.000 MW/an et le pays ne produit que 3.000 MW/an », a souligné le ministère provincial des Mines du Haut-Katanga en ouverture de la « Semaine minière » de Lubumbashi.

A ce stade du constat – maintes fois ressassé – du pays potentiellement riche qui croupit dans la pauvreté, les conférenciers sont évidemment revenus sur le projet de méga-barrage Inga 3.

Depuis des décennies, Inga 3 doit théoriquement prendre le relais des barrages Inga 1 (1972) et Inga 2 (1982) installés sur les rapides du fleuve Congo dans la province du Kongo-central, vers l’océan Atlantique, loin des usines du Katanga, province dont les velléités d’indépendance ont fait peur à Kinshasa dans les années 1960-70.

Pour tenter de relancer Inga 3, supposé éclairer un jour tout le pays voire toute l’Afrique, le régime du président Joseph Kabila a choisi une société espagnole – propriété du président du Real Madrid, Florentino Perez -, et un consortium chinois, China Three Gorges.

– « Beaucoup de bonnes nouvelles… » –

Chargé de mission du chef de l’État Joseph Kabila, Bruno Kapandji est arrivé à Lubumbashi les bras chargés de bonnes nouvelles devant les industriels sceptiques: « Notre objectif est de démarrer (les travaux) d’Inga cette année. La construction va durer de cinq à sept ans, peut-être jusqu’à onze ans ».

« Les deux sociétés espagnoles et chinoises se sont mises d’accord pour créer un consortium unique. Elles ont confirmé la construction d’un barrage d’une capacité de 11.000 MW. Le coût de ce projet: 13,9 milliards de dollars. Nous sommes en train de préparer le contrat de collaboration exclusive qui va permettre d’aller chercher des financements. Nous allons mettre en place la société de projet, qui aura des capitaux privés et publics », a poursuivi le représentant du chef de l’État.

« On entend beaucoup de bonnes nouvelles en année électorale », a glissé un intervenant dans la salle, en référence aux élections prévues le 23 décembre qui doivent organiser le départ du président Kabila.

Poursuivre la lecture ici

ZOOM ECO

Le Président de la Fédération Congolaise des Entreprises (FEC) section Katanga, Eric Monga a demandé aux Petites et Moyennes Entreprises congolaise de la Sous-traitance de s’outiller davantage pour renforcer leurs compétences. Cela étant un atout de compétitivité à faire valoir dans la soumission de tout marché. Il a lancé cet appel au cours du Breakfast Connexion organisé ce samedi 28 Octobre 2017 à l’Hôtel Memling de Kinshasa.

Avec l’entrée en vigueur de la Loi sur la Sous – Traitance promulguée par le Président de la République au début de cette année et les perspectives d’embellie de l’activité minière dans les zones minières, la demande en sous-traitance ne cesse d’augmenter en RDC.

Normalement, le traitement et la transformation des minerais sont des opérations constituent des opportunités de marchés pour les sous-traitants. Ainsi donc, la construction et la maintenance d’usines de traitement des minerais, la gestion et de la maintenance du système informatique, les prestations de transport, de restauration, de construction de bâtiments de terrassement, de construction de routes et de mise à disposition du personnel, de forages géologiques, d’études environnementales, de travaux d’imprimerie, etc.

Poursuivre la lecture ici

BLOOMBERG MAGAZINE

  • La production de cuivre a baissé de 3% l'an dernier

  • La pénurie d'électricité s’est accentué passant de 542 mégawatts à 950 mégawatts

 

La Chambre des mines en République démocratique du Congo a appelé à des réformes radicales dans le secteur de l'énergie dans le pays après un approvisionnement en électricité perturbé ainsi qu’un prix du cuivre inférieur qui a réduit la production pour ce plus grand producteur de métal d’Afrique.

  La production de cuivre a chuté de 3% atteignant les 995 805 tonnes en 2015, la première fois que la production avait chuté était en 2009. La Chambre des mines à la Fédération des Entreprises du Congo l’a déclaré dans un rapport annuel distribué ce mercredi à Cape Town. La production au quatrième trimestre à chuter de 12% par rapport à l’année précédente.

 La gestion inadéquate et très opaque de l'entreprise d'approvisionnement en électricité publique SNEL est le plus grand facteur qui inhibe le développement de l'industrie minière" d’après la chambre. La pénurie d'électricité au Congo a augmenté passant de 542 à 950 mégawatts en 2015, Eric Monga, le chef de la branche katangaise de la Chambre de Commerce du Congo, l’a déclaré lors d'une conférence au Cap mercredi.

Poursuivre la lecture ici

 

BLOOMBERG MAGAZINE

Un homme d'affaires congolais envisage de développer un projet hydroélectrique dans le sud-est de la République démocratique du Congo ayant pour ambition d’alimenter en électricité toutes les mines de la région.

  La plus grande compagnie de production de cuivre d’Afrique fait presque la taille de l'Europe Occidentale avec une de production de 2.442 mégawatts, quasi similaire à celle du Panama. Mais seulement la moitié de cette capacité est utilisée.

  Eric Monga, directeur régional de la Fédération des Entreprises du Congo, qui est un groupe de pression d’entreprise plus connue sous le nom de la FEC, a signé un protocole d'entente avec le gouvernement congolais en Septembre pour le développement de deux sites dans la province du Haut-Katanga. La plupart des 1 million de tonnes métriques de cuivre du pays produit provient de la région sud-est, qui était auparavant connu sous le nom du Katanga.

L’énergie est la solution pour Katanga et pour le reste du Congo, a déclaré Monga. "Les congolais devrait parier sur elle ».

Poursuivre la lecture ici